La Psychologie

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La Psychologie

Depuis de nombreux siècles, le mystère de l'esprit, de l'âme ou de la volonté de l'homme est sujet aux interrogations et aux explications de toutes sortes. Les philosophes expliquaient l'âme des gens. Socrate décrit l'importance de la morale tout en précisant qu'elle ne peut être aussi claire que nous le voudrions. Héraclite va même jusqu'à dire que les produits de l'homme, donc de son esprit, ne sont que des jeux d'enfants dans un air de jeux. D'autres, comme Montaigne, voit dans l'humain une créature capable du meilleur si elle peut se réaliser pleinement. Le « Jumeau de la Peur », Thomas Hobbes, dira de l'humain qu'il est égoïste et toujours méfiant. Karl Marx croira que l'homme est bon, que ses pulsions sont celles de la bonté, mais que la société le rend mauvais, parfois désaxé. À travers toutes ces idées, ces philosophies qui traitent de l'homme, le c½ur du sujet est à la fois sa perception et sa façon de vivre la réalité. Au 18ème siècle, une nouvelle pratique naît : la psychologie. Aujourd'hui, dans cette époque où les gens ont le besoin constant de justifier leurs actes par des intentions altruistes et bonnes, au lieu de simplement assumer leur Réalité, la psychologie prend toute son importance. Des ½uvres entières couvrent le sujet de la psychologie, les différentes idées pour expliquer l'homme, mais que représente-t-elle vraiment?

La plupart des professionnels de la psychologie refusent de voir dans les problèmes qu'il soigne une simple imagination négative de leurs patients. On se met alors à appeler la noirceur d'esprit qui va jusqu'à dérégler la biologie d'un humain, ces fameuses dépressions, par le termes de maladies. Plutôt que de simplement dire qu'une personne a pris trop son travail au sérieux, on parle du « burn out » comme d'une maladie. Les psychologues se cachent derrière les mots, comme si le simple fait de soigner l'imaginaire ou de montrer de simples nouveaux points de vus était une honte ou un signe d'inutilité alors que la Réalité appartient au monde de l'imaginaire, de la pensée et des philosophies. Mais la psychologie, c'est comprendre et parfois apprendre différentes formes de l'élément le plus véritable et complexe de la vie : l'esprit, l'imaginaire. Notre esprit nous fait voir le monde comme nous croyons qu'il est, elle cause nos déboires et nos succès. La psychologie travaille avec et dans l'unique chose qui est a la fois tout et rien, mais qui est toujours la vérité. Pourquoi la psychologie ne serait-elle pas fière de cela? Les médecins se contentent de réparer au mieux de leurs capacités, pourtant ils sont tellement estimés? La psychologie essaie-t-elle de se rapprocher de eux en donnant le nom de maladie à ses sujets d'études? Pourtant la psychologie travaille à construire et sur la seule Réalité, sur la polymorphie de la Vie. Encore pour prouver qu'elle existe, la psychologie s'habille du manteau pompeux de « science ». Tout cela parce que ses méthodes de recherches sont semblables à ceux des vraies sciences. Les sciences sont des arts stériles et presque immobiles. Des chiffres, des atomes ou des formes... Les scientifiques sont des porteurs de lumière, ils se contentent d'éclairer un corridor de pierres plongé dans le noir. La psychologie érige les corridors.

D'autres diront que des centaines de personnes vivent la même chose, des milliers de femmes trop jeunes tombent enceinte, des milliers de personnes doivent vivre un viol, des centaines de tueurs existent, des couples se séparent à chaque seconde, tout cela simultanément. Pour l'altruisme, c'est un puit inépuisable de sources de bien-être, des sources qui lui permettront d'être utile, en apprenant facilement comment réagir et à quels gestes répétés. Pour l'égoïste et le monstre, c'est des énigmes sans fin, qui peuvent pour la même situation être différentes, c'est une source de fascination. Chaque humain est responsable de sa réalité, la psychologie apprend, explique, expose et transforme parfois.

De plus en plus de personnes, de plus en plus d'esprits, de plus en plus de volontés se retrouvent incapable de vivrent leurs difficultés. Deux personnes subissant les mêmes épreuves peut être affecté différemment. Pourquoi? Simplement parce que leur Réalité est vécue différemment, parce que leur esprit crée une Réalité à chacun, et que dans certaines, l'épreuve à plus de poids. Même si les réactions peuvent être semblables, la façon de voir la situation peut être extrêmement différente. Une mère qui perd son enfant peut sombrer dans la dépression parce qu'elle a « échoué », une autre peut sombrer dans la dépression parce qu'elle est « monstrueuse » d'être heureuse de sa liberté. Tellement de causes, tellement de Réalité, tellement d'intentions...

La psychologie est l'Étude de la Réalité et de la Vie, au même titre que la philosophie...
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 21:40

Modifié le jeudi 01 mai 2008 22:02

La Chine : population, communisme et pollution

La Chine : population, communisme et pollution
J'ai un peu "accroché" par ce que j'ai entendu. Je suis d'accord avec le droit à la liberté, c'est un droit que je considère hautement. L'individualisme et l'égoïsme sont des qualité pour moi. Mais ce n'est pas quelque chose d'intrinsèque au bonheur et au "bien". C'est à cause de nos valeurs typiquement Nord américaines qui nous font penser comme ça.

La Chine avait des problèmes de surpopulation. Il savait probablement que le ratio de femmes serait beaucoup plus bas en permettant un enfant par famille dans une culture où avoir des garçons c'est important, facilitant ainsi la diminution de la population, ce qui était leur but avec la loi sur le nombre de bébés par famille. Maintenant, la Chine permet deux enfants, les gens feront probablement ça: avoir deux garçons. Après tout, deux fils, pour un pays qui avait des famille très très nombreuse, c'est encore réduit, et les gars deviendront encore plus nombreux puisqu'ils auront l'occasion d'avoir deux gars. La Chine n'augmente pas le nombre d'enfant pour augmenter sa population et faciliter le sous-paiment (beaucoup de mains-d'oeuvres, donc on peu sous-payer), elle le fait pour renouveller les personnes âgées qui vont mourir. Malheureusement, ce n'est pas bon signe parce que si le nombre de garçons augmente, il sera encore plus difficile pour la Chine de se sortir de ce problème dans quelques décennies puisque tout les hommes seront viellis et les femmes seront moins nombreuses. J'ai plutôt peur que la loi des deux enfants va accentuer le problème et que les personnes agées vont se faire légisférer plus durement.

Il n'y a pas de doute que la Chine produit beaucoup de pollution depuis le début de son industrialisation phénoménale. C'est un peu le même phénomène que pendant la Révolution Industrielle. Il pollue, offre des prix concurrentiels (bas), pour rendre les pays accros à leurs exportations. Après, ils vont augmenter les prix lentement pendant que les gens sont accros et contineront à achter chinois. Un pays veut faire la grosse "cenne", pas se contenter d'être un pourvoyeur alors qu'elle peut faire plus, la Chine ne fera pas exception. Pour se faire plus d'alliés auprès des pays industrialisés, comme la France, les USA et le Canada, malgré les prix moins bas, ils vont faire des concession sur la pollution. Une fois rendu là, la contraception va devenir de plus en plus "populaire", leurs valeurs vont devenir un peu plus libéralistes. Capitalistes peut-être? Vous riez? La Chine est un commmuniste qui fait affaire avec tout les capitalistes en agissant dans le système capitaliste. Le communisme ce serait de fermer ses frontières, de s'auto-développer seul et de s'auto-fournir , mais la Chine ne fait pas ça, elle fournit les autres en plus et s'ouvre au commerce. Elle ne se refermera probablement pas, elle voit que l'argent se trouve dans l'internationnal.

Heureusement, la population Chinoise n'augmentera pas nécessairement si les gens agés meurent. Probablement que leur pyramide de population fait un peu comme celle du Québec (plus de vieux que de jeunes), il voit le problème arriver de loin et essai de le régler. Le problème de la population mondiale augmentante va venir de l'Afrique subsaharienne et de l'Asie pauvre. Je crois que pour régler son problème de population, la Chine doit attendre que ses valeurs changent vers celles des pays plus industrialisés et probablement qu'elle abolira la législation sur les bébés. Dans un premier temps, à cause des traditions, les gens feront plein de bébés, mais les valeurs de la contraception s'installeront un peu plus, le tout s'équilibrera, sinon leur population diminura. Dans le dernier cas, ils vont peut-être se retrouver face à un problème, ils devront essayer de le régler et pas seulement de le "patcher", mais je suis sceptique à cet option. Si les valeurs capitalistes ne sont pas passés, ils pourront légiférer sur les bébé en obligeant els gens à en avoir au lieu de les limiter.

Voilà ce que je pense. Je me trompe peut-être, je n'es pas la prétention d'être un spécialiste... Et vous, vous en pensez quoi?
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# Posté le samedi 05 avril 2008 23:53

Le Sourire d'une ombre

Le Sourire d'une ombre
Est-ce une ombre qui vous susurre ces mots ? Où est-ce simplement votre imagination tourmentée par les longues heures dans le noir? Attendez, c'était un mot ça ! Oui, vous en êtes sur. C'était une supplique ou une horrible et triste histoire? Combien de fois les gens perdus dans les ténèbres ont pensé ainsi? Prisonnier de la nuit et des bois, prisonnier abandonné dans leur cellule ou enfants blottis sous les couvertures, personne ne peut nier sa peur des ténèbres, car elles sont les berceaux des terreurs encore plus sombres. Mais cette fois... est-ce vrai, car les murmures deviennent des mots, ces mots des phrases et ses phrases une histoire, une histoire triste, celle de l'elfe, aujourd'hui ombre d'une elfe, du nom Sirssan Ynathaël, aujourd'hui connu sous le nom qu'il se donna lui-même, Sirssan Denuit.

Commençons par le début. Comme pour toutes choses il y en a un, qu'on accepte de le voir ou pas... La Maison de la noble famille Ynathaël était un lieu de Beauté et de Bonté : les elfes de la famille vivaient ici. Et dans une salle, une salle où le ruissellement des eaux avait pour but de calmer les esprits préoccupés et de donner la vie car, comme pour beaucoup de peuple, l'Eau est symbole de vie. La Vie est éternelle chez les elfes, parfois leur âme sent le besoin de quitter ces terres, mais la Vie doit être protégée, car elle est parfaite et divine. Là, une femme, entourée par ses sages-femmes, gémissait doucement tandis qu'un elfe, de belle carrure lui tenait la main avec une délicatesse toute elfique et amoureuse. Sa femme, Samelie, s'était promis de ne pas crier ni d'agir sous la douleur car elle donnait la Vie... à quelque part c'était sa propre vie qu'elle donnait, son fruit, c'était une autre Vie à elle. La Vie ne peut être accueillie sous les sons de la douleur. Son mari, Tenalshir, sourit doucement en sentant les doigts de sa femme se serrés un peu douloureusement autour des siens. Samelie du capter son amusement, car elle tourna vers lui en regard avant de sourire un peu malgré ses lèvres pincées. C'était ainsi que se passait la Vie des nobles elfes, peuple bénit d'entre tous, et c'est aussi ainsi que la Vie du petit Sirssan commença. À cette époque, j'étais déjà là, dès que la première bouffée d'air remplit ses poumons, j'y étais, tapis, tous me voyait mais personne ne le faisait vraiment. Malgré les trois sages-femmes, Samelie et Tenalshir personne ne me voyait, mais j'étais déjà lié à mon ami Sirssan... oh oui. J'étais son ombre...

Il vécu une Vie heureuse durant ses premières années. Il était malade et bien plus frêle que ses confrères elfes, mais ses joues étaient rouges de Vie. Entourés de quelques amis, ils s'amusaient aux jeux elfiques tout les jour. Il rentrait chez eux pour voir ses parents, s'inondant mutuellement d'amour et mangeaient pour ensuite entrer dans la douce Rêverie, un lieu mystique et spirituel de sérénité et de communion avec la Vie et les elfes. Quelques fois, il était malade, alors il restait cloué au lit en regardant les nuages passer devant sa fenêtre au contour sculpté en forme de vignes grimpantes d'argents en se disant que la souffrance n'était pas éternelle. C'est ainsi que sa Vie se passa pendant plusieurs décennies, mais un jour, il dû, comme tout les enfants, entrer à l'école. Ce qu'il fit avec joie, assoiffé de savoir comme il était. C'est là que les choses basculèrent un peu, que chacun de ses pas commença à le mener vers le choix qu'il échouerait... En classe, les enfants ne le traitaient pas comme l'un des leurs et il était de plus en plus seul. Les professeurs le prenaient quelque peu en pitié. Il n'était pas maltraité, mais doucement il comprit que les autres ne voulaient pas de lui. Les autres ne voulaient pas de lui, c'est vrai. Je grandissais et il n'avait besoin que de moi, mais il y avait aussi autre chose... En vérité, il ne voulait pas plus d'eux, car en son âme, il se sentait différent. Pourquoi? Je ne le sais même pas à vrai dire, c'est une des très rares choses que je ne sais pas sur ses pensées. Je ne faisais pas encore partie de lui aussi présentement et intimement que maintenant. Moi, je crois qu'il aspirait déjà à la grandeur. Quoi qu'il en soit, ses parents, inquiétés de ses maladies et de son isolation légère, lui offrirent un animal. C'était une bête presque aussi magnifique et gracieuse que moi : un chat elfique. Sirssan était émerveillé de voir la petite créature visiter la Maison, chercher les cachettes et les lieux tandis que ses parents lui disaient de laisser le temps au chat d'explorer. Le chat était légèrement teinté du bleu caractéristique aux chats elfiques. C'est lui, et je suis bien placé pour le dire, qui fut son seul ami, à part moi bien sûr, ce chat qu'il nomma Filmuthis, ce qui signifie papillon en elfique.

Je ne sais pas combien de temps il se passa, je ne compte que très rarement les années, je laisse ça à Sirssan. Il était de plus en plus solitaire et tout doucement, malgré son jeune âge, il commença à caresser le rêve de la magie. Un jour, il prit sa décision, il alla voir sa mère et lui dit, de sa voix d'enfant, s'en était pathétique, si vous aviez vu : « Maman, je veux étudier pour apprendre les arcanes ». Sa mère fronça les sourcils. Elle n'y voyait pas de problème, mais son mari en verrait. Effectivement, dans la famille de Telnashir Ynathaël, il y avait toujours eu un soldat par génération, et voilà que son fils unique ne voulait pas de cette vie. Son père, conciliant, savait qu'il ne pourrait pas brider son fils. Il accepta donc à son tour, de la déception et un peu de colère contre son fils dans son c½ur. Ainsi, quand il acheva les classes, ses parents l'apportèrent à l'Académie des Arcanes, l'école prestigieuse, qui depuis des siècles, faisait la fierté des elfes. Là, il terminerait l'apprentissage normale et commencerait celle de la magie. C'est à l'école qu'il rencontra un elfe académiquement meilleur que lui. Ce fut le premier enfant à ne pas le traiter différemment. Au fil des années, je lui avais expliqué que les enfants avaient peur de lui, car il leur était supérieur. Pas concrètement comme je vous parle, mais par de subtile Rêve, et je grandissais de jour en jour, devenant plus présent à chacune de ses pensées malheureuses. Enfin, son nouvel « ami », Dilissan, allait devenir mage lui aussi. À ses yeux, Sirssan était un vulgaire acolyte, quelqu'un toujours là pour être battu, torturé, servir de défouloir, mais aussi pour se faire valoir. Il était bien meilleur que Sirssan, enfin le croyait-il, mais il avait pourtant besoin de lui pour se sentir bien. C'est ainsi que commença leur amitié. Sirssan, trahi et battu, grandit en tristesse, toujours aussi maladif, mais pourtant il savait que son ami avait besoin de lui... Et cela le rassurait il était moins seul... À cette époque, il méprisait les choses simples, l'enivrement du vin, les activités physique et même la musique. Pour nous, seul les études importaient et c'est dans l'ambition, la solitude et le désespoir qu'il grandit encore... Ainsi se sont écouler ces autres années... un peu plus d'une décennie je crois, mais je ne suis pas certain.

Quelques années passèrent, toujours aussi seul Sirssan prenait en intelligence et en connaissances. Chez eux... il était un étranger, les différends futiles avec son père rendaient lentement sa mère malade et son père l'accusait de ce mal supplémentaire, lui arguant sans cesse que s'il était devenu soldat, bien qu'il le faisait subtilement, ce ne serait pas ainsi. Dans la nuit, il pleurait parfois alors qu'il dormait, je le voyais maintenant et parfois je pouvais lui parler dans ses Rêves. Je l'envoyais se faire pourchasser et doucement il tentait de fuir cette Rêverie stupide qui le liait toujours à son peuple. Malheureusement, son grand-père, le vieux débris elfique de Dorolir Ilyssim, du côté de sa mère je crois, et son chat Filmuthis étaient là, le gardant de leur côté, faible et attendris, en proie aux souffrances. Je lui disais de faire attention, que d'attendre de la vie apportait le malheur, mais il ne m'écoutait qu'à moitié. Et enfin les choses changèrent avec une violence inouïe, j'en éprouve encore des frissons de plaisirs. J'avais passé plusieurs décennies à attendre mon heure de cette façon et voilà que j'allais enfin devenir ce que je suis aujourd'hui. Dilissan s'enivrait de plus en plus souvent de bons vins, puisque sa famille était riche, en proposant à Sirssan de l'accompagner. Mais celui-ci méprisait ce genre de plaisirs et jalousait aussi Dilissan de pouvoir s'y adonner sans en éprouver de honte. Son père et Dilissan... Il les haïssait maintenant, sa mère en devenait de plus en plus triste et dans les nuits les plus sombres, je lui soufflait la vérité... son père devait mourir comme tout ses ennemis.

Chaque soir, quand il était encore debout, avant de venir dans ma Rêverie sombre et merveilleuse, il lisait, redoutant de lever le regard vers un couteau ou un poison. Car il appelait la mort depuis des années. Uniquement poussé par son orgueil, afin que personne ne dise qu'il fut faible, il ne le faisait pas. C'est là que je grandis et pris presque forme comme aujourd'hui. Les années de désespoir l'avaient usé et amoindrit ses défenses. Il était dans un océan d'indifférence, il préférait la douleur d'une peine ou la rage à ce vide immense qui était en lui. À cette époque, il souhaitait que tout s'arrête dans son esprit. Mais son désespoir venait d'autre chose que les années... Quelques jours plutôt il avait terminé ses études, il s'était dirigé vers le sombre local pour passer son examen final alors que je dansais d'allégresse à la lueur des torches. La première partie se fit sans difficulté, il réussit avec brio. Quand l'homme lui tendit les écritures de sortilège, il n'y vit que des lettres mouvantes. Son propre désespoir, sa manière de se rouler dans ses propres souffrances, son désir naissant de mourir et les Rêveries avec moi, seul moment qui le rendait heureux, l'avaient coupé de la magie. Je lui disait dans ses Rêveries avec moi : « Vois-tu ce que la Vie t'a fait? La seule chose que tu aime devait te couper de tes rêves et te faire perdre toutes ces années ! C'est injuste! ». Et c'est ainsi qu'il s'enfonça...

Mais un jour, alors qu'il allait se tuer, une belle elfe vint le voir. Quelques jours auraient suffi, un de plus et au lieu de s'arrêter par orgueil juste avant de se trancher les veines, il l'aurait fait. Instantanément, je compris pourquoi il l'aimait. Tous les pouvoirs amassés au fil des années me furent enlevées. Annatil, c'était son nom. Plus elle prenait place dans sa tête, plus je devais m'éloigner. Je perdis même contact avec lui à certains moments, je redevenais une ombre ridicule, de l'eau entre les doigts. Je n'étais rien ! Un blanc immaculé, sans mouvements, sans flammes, sans lumières et surtout sans sentiments ! Pendant des ans, pas une fois sa haine aveugle n'éclata, parfois son désespoir venait et son image apparaissait et me repoussait ! Sale chienne! Mais, malgré ce qu'elle m'a causé, elle me manque... Après quelques temps... Je revins et il m'expliqua tout, ses lamentions furent délicieuses après tant d'années, il était bien pire qu'avant mon départ, c'était merveilleux. Il me parla du sentiment de bien-être, du mariage, de ses vieilles habitudes de ses Rêverie elfique qui revenaient lentement. Nous portons encore l'anneau de mariage, d'or et entouré de vigne d'argent. L'anneau de sa femme fut enterré avec elle. Il l'aime toujours, mais ce n'est que source de souffrance pour nous. Annatil, tu nous manque tellement... Tu me manques... C'est à ce moment que je compris pourquoi il me disait tout cela. Il me craignait, je l'apeurait, mais il me parlait. Le sang ! Oui, il s'était finalement tranché les veines et tout cela sans mon aide! Ironique! Alors je lui es doucement soufflé ces mots : « Tu viens de rejeter la vie... tu es tellement désespéré que même la mort ne veut pas de toi, même la mort n'est pas assez douce. Elle me dit qu'elle a un cadeau pour toi. L'Existence... l'accepte-tu? » Et vous vous doutez de la réponse, je lui souffla donc les mots que la Mort me soufflait à moi, je n'étais que le messager : « Tu ne saura jamais ce que tu veux. Tu as rejeté la Vie et tu rejettes le Mort. Maintenant que tu meurs, tu vois la Vie comme un magnifique bassin de joies simples et futiles, mais tu l'as rejetée, tout comme tu repousses la Mort. Alors... besoin de Vie? Mais tu meurs! Soit, tu devras te régaler de vie et de mort! »

Quand il se réveilla il ne lui restait rien de sa nature elfique. Les Rêveries, il les passerait avec moi. Je lui dis quoi faire pour vivre... Il se releva lentement de son canapé poisseux de sang et avança dans la Maison. Il ouvrit la porte, sans un grincement. Une goutte de sang frappa le sol et une autre ses souliers. Il se pencha sur la forme du lit et examina sa mère. Il avait fait bien pire à son père juste par vengeance... pourquoi pas pour vivre? Et il but à sa gorge goulûment. Elle mourût sans un soupir ni un cri. Il prit ce qui lui restait après s'être lavé et grimpa un mur de la ville avec une agilité nouvelle et il s'éloigna par les bois pour voyager dans les terres glaciales jusqu'à un village. Chaque jour de voyage, il comprenait ce que nous étions, avec regrets. Pendant un an, nous avons erré. Les plantes qu'il aimait tend pourrissaient sous ses doigts, les cicatrices sur ses poignets restaient, rappelant sans cesse que s'il en était là, c'était par sa faute uniquement, la lumière du jour lui fut interdite et la Rêverie, il la passe avec moi maintenant. Je suis là, à chacun de ses pas, celui qui a désespéré et qui a voulu mourir vit maintenant en tuant, donnant un sort aux autres que lui-même aspire. Je serai toujours là à chacun de ses pas comme je l'es toujours été...

Annatil, tu nous manques tant...

# Posté le samedi 05 avril 2008 03:02

Modifié le jeudi 01 mai 2008 21:34